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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 18:40

Objectif ambitieux annoncé dans le Contrat de Développement Territorial (CDT), voulu par la ville, moins de quatre années plus tard, la plupart des objectifs de créations d’emploi sur Champigny sur Marne sont en berne et ont fondu comme neige au soleil !

Pourtant depuis des années, la municipalité communiste se fait fort d’attirer des entreprises et ne cesse de se vanter de son bilan : l’arrivée des emplois du Centre de Remisage et de Maintenance (CMR) de la ligne 15 du grand Paris !

Or non seulement la ville n’y est pas pour grand-chose, (les choix de localisation dépassant notre seule ville) mais la construction du CMR a également été l’occasion de délocalisation d’entreprises et donc d’emplois qui occupaient des terrains désormais expropriés, emplois que la ville n’a rien fait pour retenir.

Aujourd’hui, de 10 000 emplois initialement prévus, on passe à 550 ambitionnés, selon l’étude récemment publiée et présentée par la municipalité sur l’ex Voie de Desserte Associée (ex VDO). Et encore, ces chiffres sont au conditionnel et présentent un contenu qualitatif beaucoup plus pauvre que la cité de haute technologie du son de l’image et de l’écologie un temps ambitionné.

Avec de telles corrections d’ambitions, on n'est décidemment pas près de rééquilibrer l'emploi dans l'Est Parisien, ni d'afficher une politique ambitieuse d'attractivité par l'emploi, ni d’améliorer notre taux d’emploi par actif qui se traine lamentablement à 0,5 emploi par actif, l’un des plus bas de l’Est Parisien. 

Et avec des objectifs de logement de 838 nouveaux logements par an sont dans le périmètre de la VDO, dont 428 à Champigny-sur-Marne, 183 à Chennevières-sur-Marne et 160 à Villiers-sur-Marne, on n’est pas près de doper notre taux d’emplois !

On l’a vu également à la boulonnerie en centre-ville où des emplois ont été remplacés par des logements.

Pourtant, si on ne veut pas faire de Champigny une ville dortoir dépendante des autres, de l'emploi, il y en a! il ne suffit peut être pas de traverser la rue mais la Marne, oui ! Même dans des villes communistes comme Fontenay, le taux d’emploi est « normal » à 1 emploi par actif.

Il n’y a qu’à Champigny où l’on croit que l’emploi se décrète ou qu’il s’obtient en organisant des manifestations.

Non, l’emploi est aussi une question de confiance et d’attractivité, et il faut savoir en crée les conditions. La municipalité en place depuis trop d’année a manifestement échoué sur ce sujet comme sur d’autres.

Avec quelques liens utiles… https://www.cadredeville.com/Etudes/voie-de-desserte-orientale-la-programmation-economique-de-lepamarne-revue-a-la-baisse

https://94.citoyens.com/2018/lest-parisien-croissant-vert-de-lautoroute-oubliee-va-surbaniser,04-05-2018.html

https://94.citoyens.com/2014/le-cdt-des-boucles-de-la-marne-ressuscite-la-rocade-fantome-de-la4,28-09-2014.html

http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/champigny-550-emplois-pourraient-etre-crees-sur-l-ex-vdo-29-07-2018-7837326.php

http://www.lepoint.fr/immobilier/urbanisme-immobilier-champigny-sur-marne-a-belle-ecole-03-08-2018-2241147_31.php#xtor=CS2-238 

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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 18:22

Où comment le député de Coeuilly, celui de la 5ème, Gilles Carrez pose une question écrite au gouvernement concernant notre quartier et la préservation de l'habitat pavillonnaire, nous attendons impatiemment la réponse! http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-6718QE.htm

 

 

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 14:16

Comme le titre l’article de Forum de Fuchs, http://forumchampigny.com/  "un vote clair une mobilisation molle", la teneur de l’article n’est pas sans me rappeler ce que nous écrivions ici il y a déjà 5 ans http://pcona.over-blog.com/article-limite-champigny-118447673.html à savoir que pour mieux vendre leur maison ou appartements, tous les habitants en limite de villes voisines mettent dans leur annonce "limite Joinville, Saint Maur ou Nogent",  on n’a jamais vu un joinvillais ou nogentais écrire « limite Champigny », la palme d’or de l’absurde revenant à Saint Maur dont certains habitants voulaient retirer le nom de Champigny de la gare qui dévalorisait leurs biens.

De la à parler de mobilisation mole avec 54% de votant, c’est un score que certains aimeraient bien à avoir dans des élections locales, surtout quand il s’agit d’élections partielles non médiatisées par un enjeu national!

Quant au résultat s’il est sans appel, il dénote bien d’un réel malaise qui pourrait se traduire par un souhait de sécession par de nombreux autres quartiers qui pourraient se considérer comme à la fois délaissés et vache à lait de la fiscalité locale, et sans qu’il ne s’agisse de monter les uns contre les autres, le concept du « vivre ensemble » commençant de plus en plus à sonner creux.

Que l’on y prenne garde, car Champigny pourrait à terme effectivement se retrouvé limité au Bois l’Abbé, aux Mordacs et au Centre Ville.

Le Bois l’Abbé pourrait bien être proposé à Chennevières qui en détient déjà une partie pour aider cette ville à combler une partie de son déficit de logements sociaux, mais Coeuilly pourrait demander à être rattaché au Plessis Trevise, qui a gardé un esprit village, plus qu’à Villiers qui a aussi ses propres difficultés et bétonne actuellement largement, ce qui n’est pas dans l’esprit « village » de Coeuilly.

En revanche, le Plessis accueillerait avec plaisir les habitants de Coeuilly, il ne resterait plus qu’à en négocier les conditions, comme par exemple 10 ans d’exonération de taxe foncière.

Cela peut sembler pour certains beaucoup, mais c’est exactement ce dont bénéficient les nouveaux propriétaires qui entrent en accession sociale !

Quant à la répartition sociologique et la « gentrification » ou la « boboïsation » tant redoutée par la municipalité et qu’elle tente de freiner par tout moyen pour éviter une issue électorale à la Montreuil ou à la Saint Denis ou l’arrivée de classes moyennes et moyennes supérieures a obligé les municipalités à évoluer au risque de disparaitre, rassurer-vous, Champigny est encore loin d’être rentré dans la moyenne francilienne.

Si le nombre d’ouvriers est passé sous la barre des 20% et que le nombre d’employés reste à 30%, celui de cadres n’est que de 17% et celui de de chefs d’entreprises, commerçants et artisans n’est que de 7% en ligne avec le taux régional.

En revanche, le taux régional moyen de cadres est de plus de 20% et celui d’employés de 26,6% et d’ouvriers de 16,6%, soit un taux campinois de «3,5 % supérieur sur ces deux catégories professionnelles et 3 points de moins pour les cadres.

Il y a donc encore certainement un effort à faire pour attirer les CSP+ ne serait-ce que pour revenir dans la moyenne régionale (je ne parle pas d’avoir les taux d’Issy les Moulineaux ou du 92).

Or ce sont bien les classes moyennes et supérieures qui consommeront local, se cultiveront local, mettront leurs enfants à l’école locale, paieront leurs impôts localement !

Ne scions pas la branche sur laquelle nous sommes assis, Champigny a des atouts (bords de Marne, foncier disponible, cadre de vie, habitat pavillonnaire.. et 2 gares du grand Paris qui arrivent ), à nous de faire que ces futurs nouveaux habitants nous préfèrent aux villes voisines…

Toutes les villes n’ont pas les moyens d’avoir 70% de logements sociaux comme Orly, car toutes les villes n’ont pas la rente de l’aéroport qui dope les recettes. Mais si l’on n’y prend pas garde par des propositions et mesures adaptées, on y arrivera par le seul retrait des zones pavillonnaire !

Île-de-France : les cadres, ouvriers, artisans, employés

Données 2014

Actifs de 15 à 64 ans

% des actifs de 15 à 64 ans

Moyenne des régions

Agriculteurs exploitants

5 472

0,9 %

6,0 %

Artisans, commerçants, chefs d'entreprise

286 948

6,3 %

7,5 %

Cadres et professions intellectuelles supérieures

1 654 961

20,1 %

9,5 %

Professions intermédiaires

1 559 400

28,5 %

22,7 %

Employés

1 623 816

26,6 %

27,1 %

Ouvriers

860 439

16,6 %

26,5 %

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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 11:07

Construction : de plus en plus de villes font leur loi

En Ile-de-France, de nombreuses communes édictent leurs propres règles d'urbanisme. Des documents, parfois illégaux, qui régissent néanmoins la construction de logements.

A quoi servent les documents d'urbanisme si les villes y ajoutent, à leur gré, une liste de dispositions supplémentaires régissant la manière de construire sur leur territoire ? Ces « chartes promoteurs », approuvées par les conseils municipaux, ont fleuri au cours des dernières années. Elles imposent, selon les cas, le nombre d'étages des immeubles, les matériaux à utiliser, le type d'appartement, jusqu'à parfois la taille des pièces et le nombre de fenêtres...

Une étude de la société Inovefa, qui commercialise des programmes de logements, a repéré ce type de document dans 22 % des 253 communes de plus de 10.000 habitants d'Ile-de-France. La plupart sont des villes du nord et de l'est de la région, souvent des municipalités de gauche, qui ont choisi de ne pas laisser faire le marché.

Un outil antispéculatif et des dispositions illégales

Sans aller jusqu'à l'action en justice, mais en en agitant la menace, la FPI avait soumis plusieurs de ces textes à différents cabinets d'avocats et communiqué leurs conclusions à une quinzaine de maires. Les contradictions étaient parfois flagrantes entre leurs exigences et au moins trois textes réglementaires, le Code de la consommation, celui de la construction et celui de l'urbanisme.

Sont-elles efficaces ? Dissuasives plutôt... « Celle de Plaine Commune en Seine-Saint-Denis concerne 9 villes et les prix de sortie imposés sont trop faibles pour équilibrer les bilans. Personne ne peut la respecter à la lettre. En savoir plus dans https://www.lesechos.fr/industrie-services/immobilier-btp/0301329626892-les-villes-veulent-regir-les-regles-de-construction-chez-elles-2158467.php

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 00:24

Arrivée de Champigny notre ville pour une fois en début de mois et toujours un plaisir de lire quelques perles à voir ci après!

180 personnes selon les organisateurs ! Et selon la police? Dommage il n'y a pas de photos mais on en a!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ah Bon? On ne les a pourtant pas vus sur Coeuilly !

 

Champigny notre villeChampigny notre ville
Champigny notre ville
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19 février 2018 1 19 /02 /février /2018 23:44

Après les 182 communes nouvelles regroupant 576 communes actées sur la seule année 2017, venant s'ajouter aux centaines d'autres de 2015 et 2016 notamment, un mouvement de fond visant à renouveler et consolider ce modèle communal auquel nous tenons tant, s'étend sur le territoire national et commence à toucher l'Ile de France. 

Dans notre Région donc, y travaillent également Saint-Germain en Laye et ses voisines, Issy les Moulineaux et Boulogne Billancourt (les deux villes étant elles-mêmes issues déjà de deux mariages antérieurs avec Les Moulineaux et Billancourt), et bien d'autres encore dont Evry et Courcouronnes à l’initiative (entre autres) de Stéphane Beaudet à qui j’emprunte ces propos.

Le courage politique et la lucidité deviennent contagieux sur de nombreux territoires en proie au décrochage ou qui assument une ambition forte d'excellence en faveur des habitants. Parfois même les deux https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_projets_de_communes_nouvelles

Et si les deux villes jadis rivales se rapprochaient ? Cela permettrait à Saint Maur de régler ses problèmes de respect de la Loi SRU, à Champigny de combler une partie de son déficit d’image, d’éviter de perdre le quartier de Polangis, et demain que Coeuilly aille chercher au Plessis ou ailleurs…

Cela permettrait d’éviter que les meilleurs éléments campinois n’aillent tous passer leur bac à Saint Maur, sous prétexte d’option rare ou de langue qui n’existe qu’outre Marne…

Cela permettrait de faire deux pierres d’un coup, aux deux villes de mutualiser leurs moyens et leurs ressources, elles ont déjà un député commun et une gare commune qui s’appelle déjà Champigny-Saint Maur.

Bien sûr, il faudrait convaincre une partie des deux fois 49 élus de se saborder, et convaincre les municipalités en place (et parfois bien en place)… Mais le Territoire n’est pas le bon échelon de l’intercommunalité, et une ville de 140 000 habitants au lieu de deux de 70 000, cela donnerait de l’ampleur, de la force, de la crédibilité… Et l’avenir ne se regarde pas dans le rétroviseur, il faut regarder l’intérêt commun… Si Saint Maur veut bien de nous, tout comme la RFA s’est ouvert à la RDA.

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 23:05
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28 novembre 2017 2 28 /11 /novembre /2017 19:50

Coup de gueule d'une lectrice que nous reproduisons in extenso.

Permis de construire déjà délivrés, accusations envers des riverains d'intérêts mercantiles et personnels, entretien d'une haine primaire. Diviser pour mieux régner, pour ne pas constater son propre échec à effacer les inégalités au sein de notre territoire, vous n'avez cessé d’accentuer la fracture sociale. Justifier de nouvelles constructions pour ne pas parler de votre manque d'entretien et d'intérêt pour vos propres infrastructures et immeubles sociaux, où je rappelle que vous êtes quasi tous au conseil d'administration. Où sont les bassins d'emplois alors que vous construisez autant? Où est la vision réelle de l'avenir dans votre centre urbain densifié qui n'est même pas présenté dans son ensemble par honte de la réalité?

Vous tentez de résigner à l'acceptation vos concitoyens qui ne sont plus dupes de votre discours où l'ennemi serait celui qui travaille, celui qui s'en sort en gros celui qui ne vote pas pour vous. Car non content de maintenir la pauvreté en dégoûtant les sociétés de venir en pratiquant des impôts fonciers trop forts, vous maintenez aussi les habitants la tête sous l'eau en imposant un cadre de vie où personne ne se reconnaît, ne se projette ou ne peut s'enraciner. Vos accusations contre l'état, vous mettent devant vos propres paradoxes. Non content de soutenir l'indépendance régionale de Barcelone vous pleurez cette même Europe des régions qui pourtant devrait vous rappeler vos années glorieuses de l´URSS... Cessez de manipuler les masses, en leur cachant vos intérêts financiers et partisans"

 

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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 14:16

En pleine mutation, les 3 000 gares françaises se transforment en lieux de vie à part entière à travers de nombreux services innovants et des commerces adaptés aux besoins des voyageurs et des riverains. Condensant à la fois des flux très importants et des problématiques liées aux voyageurs du quotidien, les gares d'Île-de-France sont des laboratoires naturels pour tester des innovations qui facilitent la vie des clients.

 

article intéressant dans intéressant à lire dans Infoplusmatin et reproduit ci-après 


 


Placer la gare au cœur de la ville, et lui donner sa véritable dimension de « city booster », c'est le chantier entrepris par SNCF Gares & Connexions : « Faciliter le quotidien des clients en gare est une priorité pour SNCF Gares & Connexions, qui accueille chaque jour 10 millions de personnes dans ses gares », rappelle son directeur général, Patrick Ropert. Faire de ces gares des espaces d'échanges, créer du lien social grâce à l'introduction d'activités collaboratives, améliorer le service rendu aux voyageurs dans les petites gares avec une mise en service à distance des équipements (escalators, ascenseurs) même en l'absence d'agents, et proposer des services facilitateurs de la vie quotidienne. « Les gares d'Île-de-France, très fréquentées, cristallisent les attentes des voyageurs et des riverains qui les empruntent quotidiennement, souligne Patrick Ropert. Elles sont logiquement devenues l'espace naturel de nos expérimentations pour transformer les gares en véritables lieux de vie ouverts sur les villes. » Et qui dit lieux de vie dit consommation. C'est pourquoi la Direction des Gares d'Île-de-France s'attache à satisfaire les principaux besoins des voyageurs du quotidien, avec des combistores où prendre un café et acheter ses journaux avec l'enseigne Relay, et faire ses courses en rentrant du travail dans les supérettes Hubiz, Monop Station et Casino Shop. Trois projets phares ont été réalisés ou sont en passe de l'être : Versailles-Chantiers, avec 673 m² de surfaces commerciales déjà ouvertes (Carrefour express, Super wild coffee, Petit versaillais, Adopt, Paul, Avis) ; Cergy Préfecture (ouverture en 2019), un projet de 2 290 m² de surfaces commerciales dont une surface alimentaire moyenne, un combistore, une offre de restauration avec terrasse et des commerces du quotidien (caviste, boulangerie...) ; et Juvisy (ouverture en 2019), un projet intégrant la création d'un nouveau bâtiment voyageurs et d'un nouveau parvis.

Outre ces magasins « en dur », la Direction des Gares d'Île-de-France teste des concepts de commerces éphémères, comme ces six kiosques déjà installés, des structures fixes en acier et tôle de 5,3 m² conçues par SNCF et fabriquées en France par l'entreprise DPRO. Ou les 30 comptoirs, des structures mobiles en tôle disposant d'une surface maximale de déploiement de 2 m².

Paniers fraîcheur et circuits courts
Outre la petite restauration et les achats de dépannage, les gares d'Île-de-France proposent aux voyageurs franciliens une palette de services complémentaires, comme des services fraîcheur sous la forme de paniers maraîchers. Chaque semaine, à jour et à heure fixes, des maraîchers proposent dans une gare d'Île-de-France des paniers de fruits et légumes, œufs, miel, composés au gré des saisons. Il existe déjà 34 de ces « paniers fraîcheur » liés à un partenariat entre SNCF et les chambres d'agriculture d'Île-de-France et de Seine-et-Marne, et sept « services fraîcheur » proposant aussi des paniers de fruits et légumes fournis par des maraîchers indépendants. Cette offre est complétée par le partenariat entre SNCF Gares & Connexions et la Ruche Qui Dit Oui !, qui met en relation directe une communauté de producteurs et une communauté de consommateurs. Il s'agit de rendez-vous hebdomadaires avec les clients pour une distribution de deux à trois heures, en extérieur ou en intérieur. Aucune transaction financière n'a lieu sur place, les commandes ayant été réalisées préalablement sur Internet. Une trentaine de Ruches devraient fonctionner en Île-de-France. « Grâce à ces offres, les voyageurs franciliens gagnent du temps sur leur trajet quotidien tout en bénéficiant de produits de qualité issus des circuits courts », souligne Patrick Ropert. Au delà des offres à caractère alimentaire, d'autres services du quotidien ont été imaginés par la communauté de startups et associations Gare Partagée. Après avoir été sélectionnées dans le cadre du challenge annuel Gare Partagée en 2017, 70 startups et associations développent des services dans les domaines de la conciergerie, du coworking, de la mobilité, etc. Une quinzaine de projets sont en activité ou vont l'être dans un futur proche, à l'image de la conciergerie de Magenta avec Stootie, Quatre Épingles, La Ruche qui dit Oui! Ou encore la conciergerie de Fontainebleau avec Concierg'in. Sont à venir : la conciergerie de Versailles-Chantiers avec Burolab et celle d'Aulnay-sous-Bois avec Service Personnel. Les voyageurs peuvent aussi retirer leurs colis grâce à la consigne Collect & Station, des points-relais automatiques opérés par le groupe La Poste. Depuis 2014, 122 automates ont été installés dans les gares d'Île-de-France.

Le coworking pour gagner du temps
Le travail partagé, ou coworking, est une autre demande des voyageurs franciliens qui, grâce à des espaces aménagés en gare ou à proximité de celles-ci, peuvent continuer leur activité professionnelle pendant leur temps d'attente ou se retrouver entre collègues ou relations d'affaires afin d'éviter des trajets inutiles. Les premiers peuvent utiliser les espaces de microworking gratuits équipés de prises électriques et de Wifi dans une ambiance confortable grâce au mobilier créé par Arep, le bureau d'études de SNCF Gares et Connexions. C'est le cas par exemple à Conflans-Sainte-Honorine sur la ligne J, site pilote inauguré en janvier 2016, ou à Montfort-l'Amaury-Méré sur la ligne N, premier site ouvert en septembre 2016. 150 espaces de ce type adaptés selon les espaces disponibles en gare, seront disponibles d'ici fin 2018. Les coworking, véritables espaces de travail partagé de 70 à 250 m² à destination des entrepreneurs, TPE et startups sont loués par SNCF à des gestionnaires de bureaux partagés et équipés d'aménagements simples, fonctionnels, agréables et durables : bureaux privatifs, salles de réunion, espaces convivialité dotés du Wifi ou de la fibre optique, avec un accès contrôlé de type check-in, check-out pour l'aspect sécurité. Objectif : assurer un maillage homogène d'espaces de coworking en gare sur l'ensemble de l'Île-de-France. Exemple avec la société Premier Conseil qui gère depuis le 1er août 2015 un espace de bureaux partagés de 86 m² en gare de Drancy hébergeant des jeunes entreprises issues des quartiers prioritaires et accompagnant leur développement économique (conseils, formations, etc.). Un autre coworking en activité, celui de la gare de Chaville-Vélizy, est géré par la société Burolab depuis juillet. Cinq sites de coworking sont ouverts et 12 autres sont programmés d'ici à la fin 2018. Le projet le plus ambitieux en matière de travail partagé, ce sont les tiers lieux, des surfaces de 1 000 m² et plus qui seront aménagées par des promoteurs sur des terrains appartenant à la SNCF sous le régime d'une convention d'occupation temporaire quarantenaire. La Direction des Gares d'Île-de-France a mis en place un partenariat avec Série Flex pour l'installation de constructions modulaires dans un délai de neuf mois, et avec Stop & Work, qui propose des solutions de télétravail et de travail flexible. Une première phase d'ouverture avec trois gares, dont celle de Brunoy, est prévue pour fin 2017, avec un développement potentiel sur d'autres sites. Pour faire de l'attente en gare un moment de détente, des distributeurs d'histoires courtes (des textes proposés dans un ordre aléatoire parmi 50 000 œuvres) sont installés dans 4 gares d'Île-de-France : Conflans-Sainte-Honorine, Chelles, Versailles-Chantiers, Ermont-Eaubonne. Enfin, la Région Île-de-France souhaite expérimenter dans les gares un nouveau service collaboratif, tourné vers les territoires : « la boîte à livres », en lien avec les bibliothèques municipales. Cette expérimentation sera mise en place pour six mois dans 15 gares représentatives.

Des gardes d'enfants sur le trajet des voyageurs
Dans le domaine de la petite enfance, la Direction des Gares d'Île-de-France développe deux projets. Le premier consiste à construire des micro-crèches en structures modulaires pour dix berceaux, avec 145 m² d'espace à vivre et de 80 à 120 m² d'espace extérieur.

Une solution souple, facilement déployable car pensée pour les spécificités de l'environnement des gares, et bénéficiant de délais de construction du bâtiment réduits à quatre mois. Un « recueil d'intérêt » a été lancé en juillet dernier auprès d'une dizaine d'acteurs de la petite enfance, qui ont confirmé leur engagement pour le projet. Après des études d'implantation et une validation des collectivités territoriales, une sollicitation commerciale sera organisée, une dizaine de sites étant à l'étude. Une phase pilote aura lieu dans la gare de Dammartin-Juilly-Saint-Mard jusqu'à septembre 2018, avec un déploiement ultérieur sur 10 autres sites en 2019 et 2020. L'autre initiative, c'est l'ouverture en septembre dernier de l'espace Môm'argenteuil, en gare d'Argenteuil, géré par le réseau Môm'artre et qui accueille les enfants de 4 à 11 ans les mercredis et samedis et durant les vacances scolaires dans des lieux dédiés à la pratique artistique.

Au cœur du quotidien de millions de personnes, les gares franciliennes innovent au service des voyageurs et des riverains pour leur faire gagner du temps...sur le temps.

« Nous sommes en train de déployer des services facilitateurs du quotidien dans les gares d'Île-de-France

Jacques Peynot, directeur des gares d'Île-de-France, explique comment celles-ci se transforment en véritables laboratoires pour imaginer la gare de demain, ouverte sur la ville.

Pourquoi les gares d'IDF sont-elles à la pointe en termes d'innovations servicielles ?

Des millions de voyageurs transitent quotidiennement dans nos 380 gares, dont environ 200 sont importantes en termes de trafic. Nous nous attachons à les rendre vivantes, agréables, et à apporter de nouveaux services aux voyageurs. Nous faisons un effort considérable pour transformer ces gares en y introduisant des services facilitateurs de la vie quotidienne. Nous savons que les commerces classiques ne fonctionnent pas car il y a une énorme affluence le matin et le soir, mais très peu durant la journée. Le matin, c'est un café ou un petit déjeuner pris sur le pouce dans l'urgence. Le soir, il est en revanche possible d'offrir des services de type conciergerie ou retrait de colis.

Quelles sont les initiatives déjà engagées dans ces gares et dans quel but ?

Nous avons créé le challenge Gare Partagée qui vise à attirer des startups et des associations pour qu'elles inventent des services pour les voyageurs. Parmi les projets développés par ces 70 sociétés, la conciergerie représente 20 %, le coworking 21 %, la restauration et les produits du marché 24 %, les 35 % restant se partageant entre la mobilité, la petite enfance et le sport bien-être, comme la salle de fitness qui va ouvrir à Bécon-les-Bruyères. Nous avons aussi ouvert une crèche à Ermont-Eaubonne et une crèche-garderie à Argenteuil, et il y en a sept autres en projet. Nos gares d'île-de-France sont très petites, c'est pourquoi nous construisons des modules extérieurs pour y mettre les crèches, les espaces de coworking ou les lieux éphémères. Le coworking, que nous appelons Work & Station, est décliné en espaces de microworking de quelques mètres carrés, qui connaissent un grand succès, et en coworking s'étendant sur 100 m². Il y en a cinq actuellement et il y en aura une centaine à terme, dont une dizaine sont en cours d'aménagement. Un promoteur a déposé un permis de construire sur notre terrain de Brunoy pour un tiers lieu, un très grand espace de 1 000 m² où il y aura des startups, des bureaux partagés et des services. Dernièrement, j'ai été bloqué à la Ferté-sous-Jouarre, où je venais rencontrer les élus locaux. Si j'avais eu un coworking à ma disposition, j'aurais pu travailler pendant l'interruption de service.

Avez-vous déjà observé des résultats tangibles ?
Les élus apprécient les microworking, au point que ce service gratuit est financé à 100 % par Île-de-France Mobilités. Les kiosques et les comptoirs éphémères se développent bien, car ça apporte vraiment de l'activité dans les gares. La distribution de paniers fraîcheur avec la Ruche qui dit oui! Est très appréciée des voyageurs. On ose, on teste et, si ça marche, on voit grand. Par exemple, Collect & Station, le retrait de colis via des automates lancé il y a trois ans a été testé, et nous en avons déployé 120 en quelques mois. On commence vraiment à voir de la vie dans ces gares. Et nous allons continuer dans les mois et les années à venir.

Des trottinettes en libre-service pour le dernier kilomètre
Complémentaire du vélo pour les courts trajets entre la gare et le lieu de travail dans les environnements urbains très denses, la trottinette en libre-service est en test dans le quartier de bureaux de la Plaine Saint-Denis.

Des cadres en costume rejoignant leurs bureaux en trottinettes depuis la gare : un spectacle inédit visible depuis début septembre dans le quartier d'affaires de la Plaine Saint-Denis. « La trottinette connectée en libre-service est une réponse innovante à la problématique du dernier kilomètre.

On a senti une forte demande pour cette "marche à pied accélérée". Nous disons à nos clients : laissez votre trottinette chez vous ou dans un parking sécurisé, et empruntez les nôtres pour finir votre trajet. C'est un peu le Vélib de la trottinette, avec un réseau de stations fixes et des trottinettes qu'on débloque à l'aide d'une application mobile », explique Vincent Lelong, directeur de projets signalétique et intermodalité à la Direction des Gares d'Îlede-France. Adaptée aux milieux urbains denses et complémentaire du vélo pour les courts trajets, la trottinette en libre-service est en test pour six mois afin de valider la solution technologique, de tester l'appétence des clients pour ce nouveau mode de transport et de vérifier l'efficacité du modèle économique. « Cette trottinette de 7 kg, pliable, dotée d'un GPS et munie de grandes roues pour une meilleure stabilité a été mise au point par Knot, une startup repérée lors du challenge Gare Partagée. Pour la recharge des stations, Knot a opté pour des panneaux solaires. Nous avons privilégié ce modèle mécanique plutôt que des trottinettes électriques, pour lesquelles la réglementation n'est pas encore définie, ce qui constitue un vide juridique », commente Vincent Lelong.

Un test positif mais perfectible
Pour l'instant une vingtaine de ces véhicules sont disponibles dans les gares des RER B et D de Saint-Denis la Plaine et Saint-Denis Stade de France, ainsi que près des stations Pleyel et Porte de Paris sur la ligne de métro 13. Le choix de Saint-Denis s'est imposé pour plusieurs raisons : un quartier d'affaires hyper dense représentant plus de 60 000 emplois - s'y trouve notamment le siège de la SNCF, avec près de 20 000 salariés -, et une agglomération qui, bien qu'échaudée par le fiasco des Vélib vandalisés, a été rapidement convertie aux joies de la trottinette. Cette expérimentation est pour l'instant positive, avec plusieurs centaines d'abonnés, dont une partie d'utilisateurs quotidiens, soit une vingtaine de locations en moyenne par jour. « Ce sont des personnes qui font un trajet de 500 mètres à un kilomètre pour les plus longs, et qui, au lieu des quinze à vingt minutes qu'ils mettaient lorsqu'ils étaient à pied, n'en mettent plus que cinq : un gain de temps appréciable et qui évite d'arriver fatigué au bureau », précise le directeur de projets signalétique et intermodalité. Le modèle de paiement étudié est celui d'une consommation horaire, avec possibilité d'acheter des crédits de 2 heures (0,99 €) 20 heures (4,99 €) et 50 heures (9,99 €). « En accord avec la ville de Saint-Denis, le tarif est modéré et dégressif, soit 50 centimes d'euro l'heure, assurance comprise », ajoute Vincent Lelong, qui s'estime satisfait de ce prototype, tout en avouant que « la fiabilité du système devra être améliorée avant qu'on puisse le généraliser à toutes les gares. Il faudra aussi s'interroger sur le coût des stations fixes et envisager le free floating [partage de véhicules sans stations, ndlr]. »

Work & Station : Des espaces de travail dans et près des gares d'Île-de-France
Avec les espaces de travail Work & Station, particuliers, startups et entreprises peuvent travailler ou se retrouver dans des bureaux aménagés près des gares d'Île-de-France.

Travailler en attendant son train, ou retrouver des collègues près d'une gare pour éviter des trajets inutiles, ce sont les services que propose Work & Station en Île-de-France à travers une gamme qui décline trois types de services. Le premier, ce sont des espaces de microworking de 2 à 50 m² modulables équipés de Wifi, que l'on trouve dans les gares. Le deuxième, des espaces de coworking de 70 à 250 m² offrant bureaux partagés et salles de réunion, situés au premier étage du bâtiment voyageur des gares, souvent dans l'ancien logement du chef de gare. Et le troisième, ce sont des tiers lieux, des surfaces de plus de 1 000 m² avec des bureaux individuels, partagés, lounge et des salles de réunion, construites sur des terrains appartenant à la SNCF. « Il existe un besoin croissant de ce type d'espaces de travail partagés en Île-de-France. SNCF Gares & Connexions participe à la rénovation des lieux avec le locataire, par ailleurs en charge de l'exploitation de l'espace », explique Pierre Pagès, responsable des projets de valorisation à la direction des gares d'Île-de-France.

Les espaces de microworking sont des lieux d'attente connectés, un service qui s'inscrit dans la politique de la SNCF de transformer les gares en lieux de vie. « Le concept a été imaginé par notre filiale d'aménagement, Arep, avec des prises électriques, un mobilier - tables hautes, tablettes murales, fauteuils et bibliothèques - et des écrans d'information. Il y a quatre kits d'aménagement selon les surfaces, du simple totem avec prises électriques au grand espace tel que celui validé dans le prototype de Conflans-Sainte-Honorine, qui a reçu beaucoup de compliments de la part des usagers », détaille Pierre Pagès.

Des tiers lieux de 1 000 m²
Il en existe 27 aujourd'hui et 150 sont prévus d'ici à fin 2018, avec un financement d'Île-de-France Mobilité. En ce qui concerne les espaces de coworking, 5 sites sont d'ores et déjà opérationnels à Neuilly Porte Maillot, Boulainvilliers (Paris), Clichy-Levallois, Drancy, Chaville-Vélizy et Les Vallées, avec des opérateurs comme Intencity, Premier Conseil ou Burolab, et 21 autres projets sont en cours. « La Région Île-de-France participe au financement des travaux propriétaires », précise le responsable des projets de valorisation. Le public ciblé est constitué d'autoentrepreneurs, de startups et d'associations.

Les tiers lieux constituent un projet ambitieux de construction d'un réseau de bureaux partagés et multi-entreprises proches des lieux d'habitation, organisé pour mailler le territoire régional. Un premier chantier devrait voir le jour à Brunoy d'ici un an environ, en partenariat avec Série Flex, filiale du Groupe Hoche et de Pitch Promotion, qui fabrique des bâtiments modulables livrables en neuf mois, et Stop & Work (Regus), qui propose des solutions de télétravail, de coworking et de travail flexible. « Ces tiers lieux seront équipés de Wifi très haut débit et de matériel de visioconférence, et on pourra les réserver en ligne », précise Pierre Pagès.

Des équipements toujours disponibles avec la télé-opération
Grâce à la téléopération, les gares d'Île-de-France sont opérationnelles même en l'absence de personnel. Les équipements peuvent être allumés, éteints, surveillés et même réparés à distance.

Grâce à la téléopération, la vie de nombreux voyageurs franciliens va changer. Par exemple, ceux qui arrivent très tôt le matin dans leur gare de banlieue, et qui doivent emprunter un portillon d'accès de nuit pour entrer, sans pouvoir valider leur billet, puis monter les marches d'un escalator inerte pour atteindre leur voie. Avec la téléopération, les équipements de 152 gares d'Île-de-France sont désormais pilotables à distance. « Si le premier train arrive à 5 heures du matin mais que le premier agent de gare ne prend son service qu'à 7 heures, tous les équipements sont quand même opérationnels quelques minutes avant 5 heures pour accueillir les voyageurs », explique Vincent Lecras, directeur adjoint des gares d'Île-de-France. Escaliers mécaniques, lumières, ascenseurs, CAB (contrôles automatiques de billets), automates de vente : tous ces équipements sont désormais pilotables depuis la régie située dans le XIVe arrondissement de Paris. « Ils sont reliés à un automate situé dans la gare, lui-même connecté à cette tour de contrôle. La régie reçoit les informations sur les équipements et leur état de fonctionnement, mais la nouveauté, c'est la possibilité d'en prendre le contrôle à distance », précise Vincent Lecras. Le dispositif a été testé au premier trimestre 2016 sur 14 gares du RER B, puis étendu à 138 gares supplémentaires, qui seront opérationnelles d'ici à la fin de l'année au rythme de dix gares par semaine.

Maintenance prédictive et application mobile
Deuxième avantage de cette technologie : accélérer la résolution des pannes, en remontant en temps réel des informations sur le fonctionnement des équipements. « Des alertes nous remontent en cas de problème, ce qui est très précieux, car nous pouvons déclencher immédiatement une intervention des équipes de maintenance », souligne Vincent Lecras. Troisième atout de la téléopération : la maintenance prédictive, qui sera mise en place prochainement. En mesurant plusieurs indicateurs (température, humidité, rythme des moteurs, etc.) grâce à des capteurs intelligents, la régie va savoir si l'équipement concerné est en passe de connaître un dysfonctionnement, et de réagir de manière anticipée. Pour compléter le dispositif, l'application mobile Digisite est destinée aux 4 000 agents en gare. Elle permet d'enrichir les informations remontées à la régie par des constats réalisés sur le terrain et d'augmenter ainsi l'efficacité du tour de gare effectué par les agents. « Notre intention est d'inverser les flux d'information. Avant, les agents de gare faisaient leur tournée et nous avertissaient en cas de problème technique. Désormais, grâce aux capteurs, nous allons pousser l'information vers les agents et leur libérer du temps pour les rendre davantage disponibles pour les clients », conclut Vincent Lecras. Un chantier considérable de 30 millions d'euros qui va aussi permettre d'économiser de l'énergie en éteignant les gares durant la nuit et d'augmenter le nombre de validations des tickets dans le cadre de la lutte anti-fraude.

Gare partagée : des startups au service des voyageurs
Le challenge Gare Partagée a pour objectif de proposer de nouveaux services au cœur des gares franciliennes en faisant appel à des startups et à des associations. Une communauté de 70 membres s'est constituée depuis le premier challenge en 2015.

« Le concept de Gare Partagée, c'est rencontrer et accélérer des startups spécialisées dans les services du quotidien, comme la conciergerie ou le coworking, afin de les proposer aux voyageurs dans les gares d'Île-de-France », décrit Muriel Dugue-Vossart, responsable du développement commercial et chargée du projet Gare Partagée. Le challenge démarre fin avril par la mise en ligne d'une plateforme où les porteurs de projets peuvent déposer leurs idées, puis indiquer la ou les gares où ils désirent s'implanter. Des projets sont sélectionnés sur dossier, puis une deuxième phase de sélection a lieu au cours de sessions de pitch de cinq minutes. Les startups retenues se retrouvent ensuite en juin au siège de SNCF Gares & Connexions à Paris pour trois jours d'incubation. « Nous leur donnons des informations spécifiques sur les gares, pour qu'ils puissent adapter au mieux leur concept à la gare choisie », précise Muriel Dugue-Vossart. L'édition 2017 a reçu 70 candidatures, parmi lesquelles 40 ont été retenues. « Elles n'ont pas vocation à s'installer une par une, mais plutôt de créer des offres en collaboration avec d'autres startups. Par exemple, une conciergerie qui offre un panel de services comme le nettoyage de voitures, le pressing et la cordonnerie, a rencontré une jeune pousse spécialisée dans la livraison de courses avec qui elle va travailler. Idem pour une société qui fait de la livraison de fleurs, qui va s'associer à un agrégateur de services », explique la responsable du développement commercial.

La gare, nouveau lieu de vie dans la ville
Les activités majoritaires des 70 membres, dont 51 connectés sur le réseau social Workplace interne à la branche, sont la restauration et la livraison de courses et produits du marché (24 %), le co working (21 %) et la conciergerie (20 %). Une quinzaine de projets sont en activité ou en passe de démarrer, les autres nécessitent des délais d'implantation plus longs. L'équipe de Gare Partagée soutient start-ups et associations dans leur communication, en co-organisant des inaugurations pour leur faire bénéficier de relais médias qu'ils n'auraient pas décrochés seuls, ou en les aidant à chercher des financements pour déployer leurs activités, comme à la gare de Garges-Sarcelles dont la porteuse de projets embauche uniquement des personnes issues du territoire. « Certains entrepreneurs sont très mûrs et peuvent déployer rapidement leur activité, d'autres sont moins robustes sur leur concept, et nous les aidons à mûrir leur idée dans le cadre d'une coconstruction », détaille Muriel Dugue-Vossart.

Cette offre de nouveaux services participe pleinement de la stratégie de city booster, puisque la plupart des commerces et service sont issus du territoire local. C'est par exemple le cas avec l'implantation à la gare de la Ferté-sous-Jouarre de la conciergerie de quartier Quatre Épingles, dont l'ambassadrice est une habitante de la commune que tout le monde connaît. « L'objectif est de mettre le centre-ville dans la gare et de faire gagner du temps à nos clients le soir et le week-end grâce à ces services », conclut la responsable de Gare Partagée.

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 22:27

Nous avions déjà écrit ici toutes les réserves que nous mettions et tout le mal que nous pensions de la révision du PLU, de la densification qu’il permet, notamment dans des zones pavillonnaires qu’il est censé préserver.

La lutte des riverains de l’Ilot Jaurès est un exemple ce qu’ils ne souhaitent pas en centre ville.

Après avoir été « bloqué » et retardé par le territoire qui devait entériner le PLU de Champigny en juin, celui-ci a finalement été adopté le 25 septembre, avec l’accord des villes limitrophes qui n’auraient certainement pas pour la plupart voté un tel Plan d’Urbanisme dans leur ville

La municipalité a donc (presque) carte blanche pour construire ce qu’elle souhaite, en attendant un éventuel recours (non suspensif) pour bloquer les aspects les plus contestables de ce plan d’urbanisme

http://pcona.over-blog.com/article-une-petition-contre-le-projet-ilot-jaures-et-la-densification-a-outrance-du-centre-ville-122744504.html

http://pcona.over-blog.com/2015/10/revision-du-plu.html

http://pcona.over-blog.com/2014/06/urbanisation-en-marche.html

Où en est-on de la révision du PLU (Plan Local d’Urbanisme) ?
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  • 20 ans à Coeuilly et au village parisien, passionné de transport, d'urbanisme et de bonne gestion, j'en connais toutes les arcanes pour en avoir écumé entre autres toutes les boites aux lettres
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